L’enlèvement d’Assy Duggary Ghislain ce jeudi 3 avril 2025 a été longuement relayée sur les réseaux sociaux dans la journée. Chargé de communication du MEDD, syndicat affilié à l’éducation nationale, le syndicaliste est porté disparu depuis la nuit du jeudi 3 avril, durant laquelle des hommes auraient fait irruption à son domicile.
L’enlèvement d’Assy Duggary Ghislain reste encore à confirmer. Seule certitude, le syndicaliste ivoirien n’a pas plus donné signe de vie depuis la nuit du jeudi 3 avril 2025. Selon les témoignages qui nous ont été rapportés, notamment à travers une vidéo de sa fille, des hommes armés auraient fait irruption à son domicile dans la nuit du jeudi. Pour l’heure, la destination du syndicaliste reste encore inconnue. L’enlèvement d’Assy Duggary Ghislain intervient en plein bras de fer entre certains enseignants et le ministère de l’éducation nationale, sur la question de la prime des enseignants. Dans une déclaration faite la veille du jeudi, Mariatou Koné avait invité les syndicalistes grévistes à privilégier les discussions pour la question de la prime des enseignants.
Mais cet appel lancé n’a pas été suivi par certains syndicats parmi lesquels figurent le MEDD dont le chargé de communication se trouve être Assy Duggary Ghislain. Président du mouvement politique ADCI, Tiémoko Assalé n’aura pas mis longtemps à réagir à l’enlèvement d’Assy Duggary Ghislain. Le député maire de la commune de Tiassalé dit pour l’heure attendre le communiqué du Procureur de la République, éventuellement sur l’arrestation du syndicaliste : «En attente du communiqué du procureur de la République.
Nous attendons le communiqué du procureur de la République, sur les motifs de l’enlèvement du syndicaliste Ghislain Duggary Assy.Dans une démocratie, aucun citoyen ne peut être arrêté chez lui sans l’autorisation du Procureur de la République et sur la base de motifs valables pénalement. Nous attendons donc le communiqué avant de nous prononcer. D’ici là, où que tu sois Duggary, force à toi. C’est le sort commun, sous nos tropiques, de ceux qui luttent conformément aux lois et qui n’ont parfois pour seule arme qu’un stylo, qu’une bouche ou un simple morceau de craie.», a déclaré le député Tiémoko Assalé Antoine ce jeudi 3 avril 2025. En attendant le bras de fer entre syndicalistes et le ministère de l’éducation nationale se poursuit. La grève décrétée ce jeudi devrait sans surprise être reconduite le vendredi puis le lundi 7 avril prochain.